Le clito, star de cinéma

Le clito, star de cinéma

C’est un petit personnage craquant que le clito dessiné par Lori Malépart Traversy, jeune réalisatrice canadienne : une petite tête chauve, deux fins bras et deux jambes aussi longues que dodues. Et ce petit bonhomme souriant et des plus chatouilleux – et pour cause, le gland du clitoris dispose de quelque 8000 terminaisons nerveuses – nous explique durant 3 minutes qui il est et comment les hommes l’ont découvert et perçu au fil des siècles.

Avec un accent québécois chantant et charmant, la réalisatrice qui signe ici son travail de fin d’études à l’école de cinéma Mel Hoppenheim de Montréal, évoque différents moments historiques : la Grèce et le Moyen-Âge qui recommandèrent de le caresser car il favorisait, croyait-on, les grossesses ; le 19 e siècle qui le jugea responsable de l’hystérie, Freud qui le condamna pour défendre l’orgasme vaginal…

On est scotché pendant 3 minutes le sourire aux lèvres tant les qualités sont nombreuses : dessin simple et dénué de toute vulgarité, ton drôle et léger, musique excellente, propos exact. Ce n’est pas pour rien que le film créé en 2016 a été vu plus de 1,6 millions de fois et récompensé à douze reprises dans des festivals réputés, ceux d’Annecy, Animamundi, Animafest, Dok Leipzig, Animac et Krok… C’est un petit film qu’il faut voir absolument que l’on soit homme ou femme, ado ou adulte ! Le clitoris reste encore aujourd’hui un organe tabou trop méconnu !

Pussy Pussy

Lori Malepart Traversy n’est pas la seule à lui avoir transformé le clito en star de cinéma. La polonaise Renata Gasiorowska a réalisé elle aussi un dessin animé craquant. « Pussy » auréolé de 9 prix nous fait découvrir dans un style minimaliste et expressif une jeune femme qui paresse chez elle et se caresse jusqu’à ce que le petit clito quitte son entrejambe pour se transformer en adorable petite bête… Mais la minuscule créature peut se transformer en animal féroce qui agresse les intrus voyeurs et même en monstre pourvu de dents. Et on songe à certaines croyances ancestrales qui voyaient le clitoris comme la dernière dent d’un dangereux vagin qui pouvait absorber et castrer le sexe des hommes qui osaient s’y aventurer. Les 8 minutes sans parole de « Pussy » mais rythmé par la musique d’Ewa Bogusz en font un dessin animé doté de mille atouts. Il est poétique et drôle. Jamais vulgaire même si on plonge quelques instants dans l’intimité de la jeune femme. Créatif aussi car le plaisir extrême est suggéré par des enchaînements de taches de couleur. Tendre et libératoire car comme l’explique l’auteure, le film érotique qu’elle voulait faire au départ s’est transformé en une « comédie érotique amusante ainsi qu’une histoire plus générale sur la libération d’une femme ».

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