Elles se font refaire le sexe…

Elles rêvent de ce qu’elles appellent « un abricot fendu », d’un sexe qui ressemblerait à celui qu’elles avaient enfant et n’hésitent pas à recourir au bistouri d’un chirurgien pour s’offrir ce fruit d’autrefois. Aujourd’hui de plus en plus de jeunes femmes – la grande majorité ont moins de 30 ans – s’offrent une nymphoplastie, une opération qui consiste à raccourcir les petites lèvres de la vulve, celles-là qui malgré leur nom, sortent généralement – pour environ 80 % des femmes – des grandes lèvres. Alors qu’elles étaient très peu pratiquées il y a encore 5 ans, ces interventions se classeraient désormais au 19e rang des opérations esthétiques les plus pratiquées. En Belgique, ce sont pas moins de 321 nymphoplasties qui ont été réalisées en Belgique en 2014. Selon l’INAMI, le nombre de réductions des petites lèvres a augmenté de 70 % en sept ans.

Les jeunes femmes et même demoiselles – au Royaume-Uni, 156 filles de moins de 15 auraient eu recours à cette pratique ans l’année dernière – invoquent un certain inconfort ; de telles lèvres les gêneraient dans la pratique du vélo ou quand elles sont en maillot ou même quand elles ont un rapport sexuel. Mais ces explications qui sont réelles pour de rares femmes cachent bien souvent des préoccupations esthétiques. Influencées par les sexes exhibés dans les films pornographiques, sexes dont les images sont souvent retravaillées, ces jeunes femmes pensent avoir des sexes anormaux et des vulves dotées, comme elles le disent, d’oreilles d’éléphant. Elles se sentent gênées et mal à l’aise quand elles se retrouvent dans l’intimité. Certaines stressent et développent des complexes.

À leur décharge, il est vrai que ni les cours scolaires, ni les parents ne prennent le temps d’expliquer les changements physiques qui se produisent à l’adolescence. Le développent de la poitrine et d ela pilosté, l’apparition des règles sont souvent évoqués mais pas le changement de leur vulve. Nul ne leur explique que les petites lèvres se mettent à grandir au point de dépasser souvent largement les grandes. Et ce changement de taille est tout ce qu’il y a de plus normal ! Nul besoin de passer sur le billard. Raccourcir ces lèvres n’est de surcroît pas sans risques : saignements, infections peuvent être au rendez-vous sans compter les douleurs chroniques qui peuvent être occasionnées si des terminaisons nerveuses ont été prises dans les tissus cicatriciels. Certains médecins expliquent que ces tissus peuvent devenir fibreux, rétractiles et d’aspect boursouflé. Et puis il faut savoir que ces petites lèvres devenues grandes sont fines et extrêmement sensibles car riches en terminaisons nerveuses. Elles participent directement au plaisir. Il serait dès lors dommage de s’en priver. Alors pourquoi ne pas les voir comme les pétales d’une fleur plutôt que comme des oreilles d’éléphant !

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