Boire ou baiser: il faut choisir!

Vins chauds de l’après-midi, Champagne à l’apéro, vins durant les repas de réveillon suivis de pousse-café, irish-coffee et autres digestifs : la période des fêtes est généralement aussi joyeuse qu’alcoolisée. Mais il faut savoir que boire n’est pas sans effets – positifs comme négatifs – sur la sexualité.

Côté positif d’abord, l’alcool a un rôle aphrodisiaque ! Qui ne s’est pas rendu qu’un petit verre de vin désinhibe et désangoisse. L’alcool libère les timides, donne de l’assurance et de l’audace. Débride les fantasmes et vous donne la sensation d’être plus sexy. Il fait encore croire à une toute-puissance sexuelle. Mais attention, ces effets ne fonctionnent que si vous limitez la quantité d’alcool ingérée. Après un certain nombre de verres – ce nombre varie en fonction de votre sexe et de votre masse corporelle – l’alcool a plutôt tendance à être un tue-l’amour tant ses méfaits sur la sexualité sont importants.

Côté négatif, pour les hommes, l’abus de boissons alcoolisées joue sur l’érection mais aussi sur l’orgasme. La rigidité du pénis sera moins forte, l’éjaculation retardée et l’orgasme plus difficile à atteindre. Ce n’est pas pour rien que boire quelques verres est une astuce (non un traitement efficace) donnée aux hommes souffrant d’éjaculation précoce. « L’alcool est un neurodépresseur », explique le psy et sexologue Bernard Germain dans « La Sexualité humaine » (éd ERPI), c’est-à-dire qu’il ralentit l’activité du système nerveux central. Au fur et à mesure que la dose augmente, l’alcool inhibe les réactions de l’organisme et provoque la dilation des vaisseaux sanguins à la surface du corps. Il s’ensuit une réduction de l’apport de sang dans les organes sexuels, ce qui a pour conséquence de réduire l’érection du pénis. (…) En somme la consommation d’alcool augmenterait le désir sexuel, l’excitation et le plaisir subjectivement évalués mais réduirait l’excitation physiologique. » Dès lors, mieux vaut limiter la consommation d’alcool si vous ne voulez pas que la soirée se termine au lit par des déceptions. Et pour les femmes, trop d’alcool a les mêmes effets négatifs sur l’excitation et le plaisir car le clitoris est moins gorgé de sang et la lubrification vaginale moins bonne ; ce qui peut rendre le rapport douloureux. Pour jouir, les femmes qui ont trop bu, ont besoin de plus de stimulations.

Pour corser un peu plus le tableau, l’abus d’alcool et la désinhibition qu’il entraîne poussent aux comportements à risque, aux rapports sexuels sans préservatif. L’ébriété diminue la capacité à s’opposer ou de résister à un rapport pas vraiment consenti. De même, il peut engendrer des violences sexuelles,

En ce qui concerne les problèmes sexuels liés à l’alcoolisme – un problème de santé qui en Belgique toucherait 5 % de la population – une grande consommation régulière – soit environ 4 verres par jour selon certains médecins – perturbe à long terme le fonctionnement hormonal tant chez les hommes que chez les femmes. Chez les premiers, la diminution de sécrétion d’androgènes entraîne une diminution du désir et de la qualité de l’érection ainsi qu’une difficulté à jouir. Chez les secondes, l’alcoolisme rend les règles irrégulières, participe à l’infertilité, la ménopause précoce, une perte d’intérêt pour la sexualité…

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