Les phtalates mauvais pour la libido

Les substances chimiques sont soupçonnées d’avoir des effets négatifs sur le désir.

Concilier libido et quotidien n’est pas toujours facile. Tout concourt dans nos vies de couple à faire baisser le désir. L’habitude prend le pas sur la passion des débuts. La confiance en l’autre se substitue au plaisir de découvrir le corps de l’autre. La répétition du même rituel sexuel remplace l’imagination amoureuse. La vie familiale supplante les soirées en tête à tête. Le travail comme le stress épuisent les corps. On arrête là la liste des éléments qui contribuent à ce que le désir diminue avec le temps. À ces causes multiples et variées, voilà qu’une dernière étude en rajoute une énième: les phtalates.

Petit rappel, les phtalates sont ces substances chimiques utilisées dans les plastiques et qui font office de plastifiants. Les phtalates appartiennent à notre quotidien car ils sont présents dans une large gamme de produits industriels, ménagers et de consommation courante: des revêtements en vinyle des murs et des sols aux crèmes hydratantes en passant par des huiles lubrifiantes, des détergents, des emballages alimentaires, des adhésifs, des peintures, des encres, des chaussures, du vernis à ongles, des laques pour cheveux, des savons, shampooings, parfums…

On les savait mauvais pour la qualité du sperme et responsables de bien des problèmes de fertilité et on découvre aujourd’hui qu’ils feraient également baisser la libido. Une étude publiée par l’équipe de Sakina Mhaouty-Kodja, dans «Environmental health perspective» soupçonne les fameux phtalates d’influer négativement sur le désir. Pendant 4 semaines, via leur nourriture, les chercheurs du laboratoire de neuroplasticité des comportements de reproduction à l’Institut de biologie Paris-Seine, ont exposé des souris à des doses de di-2-éthylhexyle (DEHP) – le phtalate le plus utilisé – inférieures ou égales à la dose journalière autorisée de 50 mg/kg/jour par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail. Ils ont observé que les souris qui avaient reçu des doses de 50 microgrammes faisaient des vocalises – l’équivalent de nos paroles séductrices – moins fréquentes et moins longues que les souris non nourries avec du phtalate. Ces souris suscitaient moins d’intérêt chez leurs congénères et – cerise sur le gâteau – parvenaient moins vite à l’orgasme.

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